recherche candidats désespérément!!!!!!!!!!!!

France (Action)
Les Panthères roses lancent une campagne d’affichage «Avis de recherche»

Les Panthères roses ont annoncé mercredi 6 décembre avoir lancé une campagne d’affichage qui consiste en un avis de recherche «d’une politique progressiste de gauche, non sexiste, non raciste, non moraliste». Dans le même temps, elles ont adressé un courrier à l’ensemble des personnalités de gauche potentiellement candidates à l’élection présidentielle de 2007, dans lequel est exposée l’analyse des militants LGBT sur un certain nombre de termes tels que  «sécurité/insécurité», «sexisme/lesbo-trans-homophobie», «immigration», «droits de l’homme», «Luxe». «Nous avons constaté qu’entre charter et karcher, les débats engagés pour les échéances électorales de 2007 et les orientations que prennent les politiques sont à mille lieues des inégalités et des urgences sociales», écrivent les Panthères roses, qui se disent «lasses de constater que les sujets traités par les politiques de tous bords sont de plus en plus à droite de la droite et que tout le monde chasse sur les terres de l’extrême droite». L’avis de recherce est disponible sur le site Internet de l’association.

 

Copyright tetu.com

freche la tache du ps, le nouvel ami de sego

Si cela vous a échappé, Ségolène Royal est désormais la candidate officielle du PS, après une précampagne à bousculer les éléphants. Notamment en vantant les mérites de nouveautés que certains ont un peu vite comparées à des gadgets. Ainsi, la candidate a-t-elle expliqué qu’il fallait davantage écouter les citoyens. Appelant même, dans un tollé étonnant, à l’organisation de jurys – citoyens ou populaires selon les jours – pour surveiller l’action des élus. Elle a également proposé des référendums citoyens. Et n’a cessé de chanter les louanges d’une réelle démocratie participative. Ségolène Royal a aussi osé dire tout haut qu’elle n’avait pas forcément réponse à tout. Et qu’elle était prête à écouter ce qui remonte du pays. Alors puisqu’elle prétend vouloir nous entendre, je vais saisir la perche tendue. Il ne m’apparaît, en effet, pas nécessaire d’être un militant de vingt ans d’âge ou l’un de ces fameux adhérents à 20 e, encore moins un cadre du parti, pour obtenir d’elle un simple geste porteur d’un vrai message.

Je demande à la première des socialistes de s’engager clairement – comme plusieurs de ses « camarades » l’ont fait (Jack Lang, Bertrand Delanoë…) – pour l’exclusion de Georges Frêche du PS. La semaine dernière, le président de la région Languedoc-Roussillon a lâché, en parlant des footballeurs de l’équipe de France : « Dans cette équipe il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s’il y en a autant, c’est parce que les Blancs sont nuls. J’ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine. » Certes, Ségolène Royal a fustigé ces propos dès vendredi, les jugeant « extrêmement graves ». Mais, alors pas encore élue, elle a aussitôt précisé : « Ce sera au PS de prendre une décision. » C’est très insuffisant.

La nouvelle « patronne » a là une belle occasion d’asseoir son pouvoir en pesant sur les instances de son parti pour qu’elles excluent le récidiviste (il admonesta déjà les harkis en des termes aussi injurieux). Et ce en dépit du nombre important de voix apportées par la Septimanie (l’élu du Sud voulut un temps ainsi nommer sa région). Ségolène Royal montrerait ainsi à l’opinion – qui lui est donc si chère… – qu’elle ne se comporte pas comme Nicolas Sarkozy. Ce dernier a réclamé, en effet, l’exclusion de Georges Frêche. Mais le même a-t-il demandé au président de l’UMP (un certain Nicolas Sarkozy…) d’exclure le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, ou Eric Raoult pour leurs propos outranciers répétés sur les étrangers, ou le député Christian Vanneste, poursuivi pour des propos homophobes ? Vous avez dit cohérence !

Publié dans: on novembre 29, 2006 at 5:03 Laisser un commentaire

a signer et faire signer merci

signez et faites circulez merci

petition

Suite aux propos tenus par Georges Frêche le 15 novembre, le Bureau national du Parti socialiste, à l’unanimité, a saisi la Commission des Conflits pour qu’elle en tire les conséquences et se prononce notamment sur l’exclusion de celui-ci.

Nous, élus et militants socialistes, souhaitons rappeler l’émoi provoqué dans la population et au sein du Parti socialiste par les déclarations inacceptables de Georges Frêche.

Nous condamnons une attitude qui n’a pas sa place au sein des socialistes, attitude aggravée par la qualité d’élu et de responsable de celui qui a tenu ces propos.

Nous insistons sur la dérive préoccupante que constituent les obscures tentatives d’explication et de justification de M. Frêche, au nom d’une pseudo nécessité de rompre avec le politiquement correct. Aucune posture, aucun artifice de langage ne peuvent justifier ou excuser que l’on puisse qualifier les compétences des hommes en fonction de la couleur de leur peau.

Certes, les statuts de notre parti doivent permettre à chacun de se défendre et de s’expliquer. Pour autant, nous appelons fortement les socialistes à ne faire preuve d’aucune faiblesse dans la mise en œuvre de la procédure à l’encontre de Georges Frêche.

Nous n’acceptons ni les intimidations, ni les menaces vis-à-vis des socialistes, ni les grossières tentatives de réinterprétation de la vérité, uniquement destinées à gagner du temps.

Nous pensons que le Parti socialiste doit faire preuve de célérité, de clarté et de vérité dans les décisions que prendront ses instances, sans quoi le risque serait grand d’altérer notre capacité collective à porter l’aspiration des Français au renouvellement des pratiques politiques.

C’est pour cela que nous appelons les socialistes à rester fermes sur les principes et sur nos valeurs et à ne pas retarder l’instruction de la demande d’exclusion de Georges Frêche.

demission de mchael moglia

Mes cher(e)s camarades,

Suite à plusieurs désaccords de fond, lors de la campagne interne, avec Arnaud Montebourg, quant au choix du soutien apporté à la candidature de Ségolène Royal et en raison de problèmes de forme que je désapprouve, j’ai décidé de quitter le poste de Secrétaire Général que j’occupais au sein de “Rénover, maintenant” depuis sa création.

A l’occasion du Conseil d’Administration réuni le 25 novembre à Paris, j’ai également annoncé ma décision de quitter notre courant.

Militant aux côtés de la plupart d’entre vous depuis quelques années maintenant, j’éprouve le besoin de vous donner les raisons de telles décisions.

Depuis qu’Arnaud a décidé au mois de Juillet de soutenir la candidature à la candidature de Ségolène Royal, il n’a eu de cesse que de vouloir imposer cette décision personnelle à l’ensemble des militants et sympathisants de “Rénover, maintenant”.

Souhaitant obtenir une adhésion unanime de RM, tous les moyens furent utilisés.

Au fil des jours puis des semaines, chacun a bien compris que, dans les conditions de son ralliement, figurait le don du courant à la candidate.

A grand renfort de communication, le mouvement de nombreux responsables nationaux, animateurs régionaux, départementaux et militants ayant fait un autre choix a été sciemment et méthodiquement nié.

Notre démarche militante aurait pu se poursuivre en commun si le libre choix avait été accepté lors de nos journées d’été, fin août à Fouras, ou si la possibilité avait été donnée à chaque militant, par l’organisation d’un vote clair, de décider de suivre ou non la démarche personnelle engagée par Arnaud Montebourg.

En démissionnant, je manifeste ainsi ma déception de voir “Rénover, maintenant” s’éloigner des pratiques rénovatrices dont nous nous réclamions.

Pourtant, la nécessité de renforcer notre ancrage clairement à gauche et de rénover les pratiques militantes reste plus que jamais d’actualité à quelques mois de l’élection présidentielle.

Passée la déception, c’est une nouvelle aventure rénovatrice qui démarre.

Michaël MOGLIA
http://moglia.hautetfort.com

petits arrangements entre obino PS maire de vitrolles et FN

bonjour

comme je vous le disais et comme l’intitulé de mon blog existe, je suis un politicien en herbe, je precise ce mot,

 

pour moi,  pas de compromis avec la droite,  encore moins celle ci est extremiste et  ou ceux qui ont gouvernés notre villes vitrolles FN/MNR

 

or je me suis aperçu que vitrolles a mis en place en mai 2006  un comité des sages, c’est a dire, un comité des anciens, principalement composes de retraites , mais aussi de personnes actives et qui adhèrent soit dans des associations ou qui adhèrent ou adhères dans des parti politiques.

 

a ma grande stupeur, un ami qui est à UMP m’informe que le citoyen Claude bourge, ancien elu FN/MNR et si ma mémoire est bonne 3eme adjoint fait fond parti de ce petit comité

 

hier j’etais chez un médecin ou justement j’ai rencontre un membre qui m’a aussi confirmé cela

 

claude bourge que je connais, est un etre FN, meme si demain il changerait d’étiquette politique ces idées restes a droite, voire extrême.

 

aussi, j’ai interrogé la mairie, les élus qui m’ont  influences dans ma prise de decision a soutenir fabius,  eux aussi me l’on confirmés, mais la encore langue de bois,  ils se sont réfugiés sous des prétexte fallacieux en disant, qu’ils n’étaient  pas à la, le maire ,  ne savait pas, c’est par l ‘intermediaire d’associations parasite etc….

et le maire ne savait pas!!!!!!!!

 

or ils savaient, ce qui revient a dire qu’ils collaborent avec le fn/MNR,  cela je ne veux plus le revivre, je veux rester etre un homme libre,  sans compromission, je n’ai pas de fauteuils a la mairie à garder, , ni d’emplois a garder, ,je ne dois rien au ps

 

ce qu’étonne en plus, c’est que ces élus la soit en principe d’après leurs déclarations de foi , a la gauche du parti socialiste voir le PRS

Je m’interroge, et j’attends svp vos réactions

 

le webmaster.

 

PS:  et pour confirmer, aucun des membres qui ont soutenus fabius n’a encore a ce jour pris contact avec moi, je dois faire tache o les emmerder.

Publié dans: on novembre 21, 2006 at 10:52 Laisser un commentaire

freche la tache du ps, le nouvel ami de sego

Si cela vous a échappé, Ségolène Royal est désormais la candidate officielle du PS, après une précampagne à bousculer les éléphants. Notamment en vantant les mérites de nouveautés que certains ont un peu vite comparées à des gadgets. Ainsi, la candidate a-t-elle expliqué qu’il fallait davantage écouter les citoyens. Appelant même, dans un tollé étonnant, à l’organisation de jurys – citoyens ou populaires selon les jours – pour surveiller l’action des élus. Elle a également proposé des référendums citoyens. Et n’a cessé de chanter les louanges d’une réelle démocratie participative. Ségolène Royal a aussi osé dire tout haut qu’elle n’avait pas forcément réponse à tout. Et qu’elle était prête à écouter ce qui remonte du pays. Alors puisqu’elle prétend vouloir nous entendre, je vais saisir la perche tendue. Il ne m’apparaît, en effet, pas nécessaire d’être un militant de vingt ans d’âge ou l’un de ces fameux adhérents à 20 e, encore moins un cadre du parti, pour obtenir d’elle un simple geste porteur d’un vrai message.

Je demande à la première des socialistes de s’engager clairement – comme plusieurs de ses « camarades » l’ont fait (Jack Lang, Bertrand Delanoë…) – pour l’exclusion de Georges Frêche du PS. La semaine dernière, le président de la région Languedoc-Roussillon a lâché, en parlant des footballeurs de l’équipe de France : « Dans cette équipe il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s’il y en a autant, c’est parce que les Blancs sont nuls. J’ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine. » Certes, Ségolène Royal a fustigé ces propos dès vendredi, les jugeant « extrêmement graves ». Mais, alors pas encore élue, elle a aussitôt précisé : « Ce sera au PS de prendre une décision. » C’est très insuffisant.

La nouvelle « patronne » a là une belle occasion d’asseoir son pouvoir en pesant sur les instances de son parti pour qu’elles excluent le récidiviste (il admonesta déjà les harkis en des termes aussi injurieux). Et ce en dépit du nombre important de voix apportées par la Septimanie (l’élu du Sud voulut un temps ainsi nommer sa région). Ségolène Royal montrerait ainsi à l’opinion – qui lui est donc si chère… – qu’elle ne se comporte pas comme Nicolas Sarkozy. Ce dernier a réclamé, en effet, l’exclusion de Georges Frêche. Mais le même a-t-il demandé au président de l’UMP (un certain Nicolas Sarkozy…) d’exclure le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, ou Eric Raoult pour leurs propos outranciers répétés sur les étrangers, ou le député Christian Vanneste, poursuivi pour des propos homophobes ? Vous avez dit cohérence !

Publié dans: on novembre 20, 2006 at 3:22 Laisser un commentaire

la messe est dite

Les primaires socialistes : une sacrée soirée (vidéo marianne2007.info)

La messe est dite. Les militants ont voté. Royal a gagné. Vote à la section du 10e arrondissement de Paris, dépouillement, chuchotements, réaction enjouée d’un Menucci ou électrique d’un Mélenchon rue de Solférino, chanson pour « Ségo »… Retour, en images, sur une soirée électorale au cœur de l’appareil socialiste.




Vendredi 17 Novembre 2006

François Vignal

Publié dans: on novembre 18, 2006 at 12:27 Laisser un commentaire

lettre de laurent fabius

Plus que quelques heures avant le premier tour.

 

Chères Amies, Chers Amis,

Chères Camarades, Chers Camarades,

 

Ce soir a lieu le premier tour du vote de désignation du candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2007. L’enjeu est clair: si Laurent Fabius est désigné, alors nous pourrons rassembler la gauche et gagner contre la droite. Dans le cas contraire, on peut être légitimement très inquiet. On ne rassemblera pas la gauche avec des positions blairistes, social-démocrates et centristes ou avec des propositions imprécises et des propos vagues.

 

Il nous reste quelques heures pour voter et faire voter Fabius. Restons tous mobilisés. Nous prenons  rendez-vous avec vous pour le second tour.

Pour gagner contre la droite en 2007,

Pour rassembler toute la gauche sur des propositions de gauche,

Pour opérer un vrai tournant socialiste et non se contenter des rustines de la social-démocratie ou du blairisme,

Pour un candidat qui a vraiment tiré les conséquences du 21 avril 2002 et qui a tiré les leçons du durcissement du capitalisme financier,

Pour un Président compétent et immédiatement opérationnel,

Pour relancer et réorienter l’Europe vers l’Europe sociale et démocratique, conformément au vote des Français du 29 mai 2005,

Pour prolonger les luttes sociales depuis 2002 par des engagements clairs sur le pouvoir d’achat, le logement, les retraites, la santé, les services publics et la lutte contre les délocalisations,

Pour remettre la France en tête par une politique ambitieuse de préparation de l’avenir fondée sur l’éducation, la recherche, la social-écologie et la culture,

Pour une République parlementaire nouvelle et pour défendre et promouvoir la laïcité,

Pour une France forte et solidaire, forte parce que solidaire,

VOTONS LAURENT FABIUS.

Amitiés socialistes,

 

Le comité de soutien de Laurent Fabius

Publié dans: on novembre 16, 2006 at 12:21 Laisser un commentaire

debat soporifique à mon gout a vitrolles hier

ce soir, je suis allé à la section de vitrolles pour le “débat’ pour désigner notre candidat,

il y avait les 3 représentants départementaux, adoubés des 3 représentants de chaque candidat vitrollais.

ce ‘débat’ à été serein, calme, trop policé,

 

il y a eu ensuite les questions des vitrollais à ces personnes, et à part les questions pertinentes des camarades serge fabre, didier hacquart, et mario, cela ronronnait un peu

bref, j’ai raté la séance de cinéma, ou je pense je me serais plus détendu.

Publié dans: on novembre 14, 2006 at 11:49 Laisser un commentaire

les sondages en maitre du jeu

Les sondages, stars de la scène politique

www.lesechos.fr/info/france/300114654.htm


[ 13/11/06  - 02H30 ]

Les périodes préélectorales sont propices à la floraison des sondages. L’organisation de primaires internes aux partis pour la désignation de leur candidat à l’élection présidentielle de 2007 favorise encore plus la multiplication des enquêtes. L’incapacité des instituts spécialisés à prévoir la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour du scrutin de 2002 a cependant montré les limites des techniques utilisées.


JEAN-FRANÇOIS POLO

L’élection présidentielle de 2007 aurait-elle déjà trouvé son vainqueur, les instituts de sondage ? Vilipendés il y a cinq ans pour n’avoir pas su pronostiquer la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour, ils effectuent un retour spectaculaire sur le devant de la scène. En organisant des scrutins internes pour choisir leur candidat, les partis leur ont ouvert un champ de conquête supplémentaire. L’influence attribuée aux sondeurs est telle qu’ils sont désignés comme les « inventeurs » de Ségolène Royal. Ils auraient propulsé l’élue socialiste au sommet des intentions de vote en lui fabriquant une cote d’amour. Un phénomène d’autant mieux venu pour eux que la nouvelle étoile de la vie publique a, précisément, fait son credo de la « démocratie d’opinion ». « Ce n’est pas sainte Sofres ou sainte Ifop qui doit choisir notre candidat », s’emporte Laurent Fabius, autre postulant du PS pour la présidentielle.

Les intéressés rejettent évidemment toute accusation de manipulation. « C’est à travers une enquête effectuée fin 2005 pour «Le Figaro» et LCI que nous avons mesuré le niveau inattendu de popularité de Ségolène Royal. Nous avons permis à l’opinion d’émerger, nous ne l’avons pas créée », plaide Jérôme Sainte-Marie, directeur de BVA Opinion. Il n’empêche. Les sondeurs conservent une image pour le moins ambiguë, mi-alchimistes, mi-faiseurs de roi. L’intérêt qu’ils soulèvent est même renforcé par la récente « pipolisation » du secteur : l’Ifop a pour propriétaire et patronne Laurence Parisot, la présidente du Medef, tandis que CSA vient d’ouvrir les portes de son capital au médiatique Vincent Bolloré.

Une demi-douzaine d’instituts

Pourtant, cet univers et ses acteurs demeurent souvent mal connus. Plusieurs centaines d’instituts décortiquent les opinions et habitudes des Français. Mais une demi-douzaine seulement officient dans le domaine politique (voir ci-dessous). Ces spécialistes offrent des profils très différents : la Sofres est partie prenante de TNS, groupe mondialisé de 1 milliard et demi d’euros de chiffre d’affaires, tandis qu’Ipsos affiche une taille deux fois moindre et que BVA, Ifop ou CSA sont des PME cinquante fois plus petites. Point commun, cependant, à toutes ces sociétés : les enquêtes politiques ne représentent qu’une fraction marginale de leur activité - de 5 % à 10 % en moyenne -, loin derrière les analyses de marché et autres études de clientèle. Le nombre de sondages publiés est largement fonction de l’actualité. Limité à quelques dizaines par an en l’absence d’échéance électorale, il peut atteindre 200 durant les douze mois précédant une présidentielle ou des municipales. La France a la réputation d’être le pays le plus friand au monde de ce genre d’exercice. « Cette affirmation tient du mythe, car aucune statistique précise ne l’étaye. Mais il reste vrai que les Français comptent parmi les grands utilisateurs d’enquêtes », observe Patrick Le Hingue, professeur de science politique à l’université d’Amiens.

Sondages, enquêtes, estimations…

Pour satisfaire ce goût de l’introspection collective, les sondeurs disposent d’une palette d’instruments. Les études les plus parlantes pour le public sont les sondages quantitatifs, qui permettent de chiffrer intentions de vote ou cote de popularité des personnalités. Ils sont réalisés en face-à-face ou par téléphone, sur la base d’un questionnaire directif. Internet n’est pas utilisé, car ses abonnés demeurent insuffisamment représentatifs. Les baromètres, tels ceux élaborés par l’Ifop pour « Paris Match » et « Le Journal du dimanche », consistent pour leur part à poser à intervalles réguliers une question identique à un échantillon renouvelé à chaque fois. Ils diffèrent des analyses sur panel, qui sollicitent les mêmes personnes d’un questionnaire à l’autre et sont plutôt utilisées dans le domaine du marketing. Les sondages « sortie des urnes » sont, quant à eux, effectués le jour du scrutin, selon la méthode quantitative. A l’inverse des estimations diffusées à 20 heures qui, elles, se fondent sur les résultats avérés de bureaux de vote situés en province - fermés plus tôt qu’à Paris - et collectivement représentatifs des comportements nationaux.

Ces approches se doublent, depuis une vingtaine d’années, d’une démarche qui entend appréhender davantage le « pourquoi » que le « combien » : ce sont les études qualitatives, menées à partir d’entretiens lors desquels les interviewés expriment librement leur point de vue sur les thèmes qui leur sont soumis. « Ce type d’enquêtes fournit un logiciel de compréhension grâce auquel on identifie les phénomènes fondamentaux, alors que les sondages quantitatifs montrent seulement la façon dont le pays réagit par rapport à eux », explique Stéphane Rozès, le directeur de CSA Opinion.

Un outil plus technique que stratégique

Si les sondages politiques sont moins onéreux pour leurs commanditaires que les études de marché, leur prix est cependant tel que seuls la presse et les hauts dirigeants des partis peuvent en user régulièrement. Il varie en fonction du type d’enquête - les analyses qualitatives sont plus chères - et, pour les sondages quantitatifs, du nombre de questions et de la taille de l’échantillon. Il en coûte un millier d’euros pour un unique item inséré dans un « omnibus » constitué d’interrogations sur des sujets sans rapport entre eux. Mais 40.000 euros ou plus pour une étude complète. L’obligation pour le sondeur d’analyser un terrain inédit, dans le cas par exemple d’une élection locale, tendra à alourdir la note. Les enquêtes commanditées par les journaux sont par définition publiées, et en général facturées à un tarif adouci puisqu’elles concourent à la notoriété des instituts qui les ont effectuées. Quant aux sondages réalisés à la demande des partis - soit les trois quarts d’entre eux environ -, ils ont vocation à demeurer confidentiels.

Encore faut-il que la règle du jeu soit claire entre les instituts et leurs clients. « Nous sommes des prestataires de services, non des conseillers. Les données que nous fournissons sur la dynamique de l’opinion sont utilisées par les décideurs politiques à des fins techniques et non stratégiques. De toute façon, ils ne reprennent pas à leur compte plus de 15 % à 20 % des messages que nous leur transmettons », affirme Brice Teinturier, le directeur du département politique et opinion de TNS Sofres. « Nous leur disons : notre intuition est que… Puis ils font ce qu’ils veulent », confirme Stéphane Rozès, à CSA. Le principe est d’ailleurs, en France, que « tout le monde travaille pour tout le monde », à l’inverse des Etats-Unis où les grands partis ont leurs sondeurs attitrés. Ce qui n’empêche pas les affinités : Ipsos intervient beaucoup pour l’UMP, où Nicolas Sarkozy est gros consommateur d’études qualitatives, tandis que TNS Sofres a souvent été sollicité par le PS en 2002.

Les limites de la méthode

Les enquêtes d’opinion doivent, en tout état de cause, être interprétées avec précaution. « La règle d’or est de ne pas surestimer une vague. Il en faut au moins deux pour constituer une tendance », insiste Brice Teinturier. Qui plus est, les sondages, selon la formule consacrée, offrent une photographie à un moment donné, mais ne possèdent pas de valeur prédictive. Plus de 15 % des votants ne se déterminent que le jour du scrutin. Autre élément incitant à la prudence : la publication d’une étude agit en retour sur l’électorat. En 1995, les analyses laissant entrevoir une finale entre les deux candidats de droite, Jacques Chirac et Edouard Balladur, ont incité certains sympathisants de la gauche à venir voter en faveur de Lionel Jospin dès le premier tour. De même, si l’éventuelle présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de 2002 avait été anticipée, une mobilisation se serait sans nul doute produite le 21 avril dans les urnes pour contrecarrer cette perspective.

Les sondages comportent, en outre, des limites tenant à leur construction même. Les approches quantitatives, fondées sur la méthode des quotas, reconstituent, pour l’interroger, un échantillon représentatif (en termes d’âge, sexe, profession, lieu de résidence…) de l’ensemble des Français de plus de 18 ans. Mais il existe un décalage entre cette dernière population et celle des citoyens effectivement inscrits sur les listes électorales. En outre, les personnes les moins éduquées, les moins insérées et les plus âgées se montrent d’une façon générale très réticentes à répondre aux sondeurs. Ceux-ci peuvent donc être amenés à effectuer une pondération : si, par exemple, l’échantillon final comporte deux fois moins de personnes du troisième âge que ce qu’il aurait fallu pour refléter la réalité démographique, leurs réponses seront prises en compte deux fois.

Le casse-tête du vote Le Pen

Afin de minorer les aléas, les instituts cherchent en permanence à affiner leurs critères de sélection des interviewés. Mais la principale embûche vient en fait des sondés eux-mêmes : il s’agit de la distorsion entre leurs choix déclarés et leurs comportements effectifs, tant pour les intentions affichées que pour les scrutins passés. « Aujourd’hui, plus de 30 % des personnes interrogées affirment avoir voté Chirac au premier tour de 2002, 27 % Jospin et 7 % Le Pen, des scores très éloignés de la vérité », indique Frédéric Dabi, directeur du département opinion publique de l’Ifop. Ce sont les sympathisants du Front national, en particulier quand ils appartiennent aux catégories sociales favorisées, qui dissimulent le plus massivement leur véritable préférence, considérée comme peu avouable.

Seul recours des sondeurs face à ces écarts : « redresser » les réponses. Pour ce faire, ils calculent le différentiel entre les votes déclarés à l’élection précédente et le score que la formation a réellement obtenu, puis appliquent ce coefficient aux intentions affichées pour l’avenir. Le résultat issu de cette première correction est lui-même ajusté en fonction d’une batterie d’indicateurs politiques et psychologiques, tels le degré de certitude du vote, le choix de deuxième préférence, le pronostic personnel, le souhait de victoire. C’est dans la confection de ce filtre que se manifestent l’expérience et la « patte » de chaque sondeur. Sans que nul, pas plus que lors du fiasco collectif d’avril 2002 , puisse prétendre aujourd’hui détenir la méthode infaillible.

Un exercice sous contrôle

Conscient de l’impact des enquêtes d’opinion sur le débat public, en même temps que de la part de subjectivité qu’elles recèlent, le législateur a souhaité les soumettre au contrôle d’une instance ad hoc : la Commission des sondages. Créée en 1977, elle est composée de 9 magistrats représentant à parité le Conseil d’Etat, la Cour de cassation et la Cour des comptes, rejoints, en 2002, par deux personnalités indépendantes, actuellement la politologue Elisabeth Dupoirier et le juriste Christian Bidegaray. Cette commission, qui s’appuie également sur l’expertise de deux statisticiens, reçoit des instituts une notice détaillée sur la méthodologie et les résultats de chaque sondage politique publié. Après un examen a posteriori, elle a le pouvoir d’émettre des recommandations et d’imposer la publication de mises au point. « En moyenne, trois enquêtes par an entraînent une intervention de notre part, un chiffre qui tend à diminuer, car les moeurs sont devenues plus rigoureuses », indique son président, Jean-Michel Galabert. Principaux problèmes rencontrés : le risque d’une confusion entre les simples préférences et les intentions de vote, l’ordre des questions posées, qui peut téléguider les réponses, et les techniques de redressement, toujours empreintes d’une part d’arbitraire.

Mais, aujourd’hui, la difficulté la plus notable a trait à la taille des échantillons. La représentativité des sondages en découle directement. Les grandes investigations universitaires portent sur de vastes cohortes. « Pour chaque vague de l’étude d’opinion que nous réalisons actuellement avec l’Ifop, à la demande du ministère de l’Intérieur, 5.600 personnes sont interrogées », souligne Anne Jadot, au Centre d’étude de la vie politique française (Cevipof). Une base d’un millier d’interviewés, telle qu’utilisée pour la plupart des sondages préélectoraux, reste toutefois statistiquement admissible. En revanche, sa décomposition en sous-catégories ne comptant que quelques centaines, voire quelques dizaines d’individus, obère la crédibilité des résultats. La question s’est posée avec acuité à propos des enquêtes réalisées avant le scrutin interne au PS pour la désignation de son candidat à la présidentielle. Non seulement elles ont porté sur les sympathisants du parti, et pas sur ses adhérents, pourtant seuls appelés à voter, mais l’échantillon comptait dans certains cas moins de 250 personnes. Ce constat a amené la Commission des sondages à recommander, le mois dernier, aux commentateurs de « relativiser la pertinence et la signification » de ces études.