debat soporifique à mon gout a vitrolles hier

ce soir, je suis allé à la section de vitrolles pour le “débat’ pour désigner notre candidat,

il y avait les 3 représentants départementaux, adoubés des 3 représentants de chaque candidat vitrollais.

ce ‘débat’ à été serein, calme, trop policé,

 

il y a eu ensuite les questions des vitrollais à ces personnes, et à part les questions pertinentes des camarades serge fabre, didier hacquart, et mario, cela ronronnait un peu

bref, j’ai raté la séance de cinéma, ou je pense je me serais plus détendu.

Publié dans: on novembre 14, 2006 at 11:49 Laisser un commentaire

les sondages en maitre du jeu

Les sondages, stars de la scène politique

www.lesechos.fr/info/france/300114654.htm


[ 13/11/06  - 02H30 ]

Les périodes préélectorales sont propices à la floraison des sondages. L’organisation de primaires internes aux partis pour la désignation de leur candidat à l’élection présidentielle de 2007 favorise encore plus la multiplication des enquêtes. L’incapacité des instituts spécialisés à prévoir la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour du scrutin de 2002 a cependant montré les limites des techniques utilisées.


JEAN-FRANÇOIS POLO

L’élection présidentielle de 2007 aurait-elle déjà trouvé son vainqueur, les instituts de sondage ? Vilipendés il y a cinq ans pour n’avoir pas su pronostiquer la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour, ils effectuent un retour spectaculaire sur le devant de la scène. En organisant des scrutins internes pour choisir leur candidat, les partis leur ont ouvert un champ de conquête supplémentaire. L’influence attribuée aux sondeurs est telle qu’ils sont désignés comme les « inventeurs » de Ségolène Royal. Ils auraient propulsé l’élue socialiste au sommet des intentions de vote en lui fabriquant une cote d’amour. Un phénomène d’autant mieux venu pour eux que la nouvelle étoile de la vie publique a, précisément, fait son credo de la « démocratie d’opinion ». « Ce n’est pas sainte Sofres ou sainte Ifop qui doit choisir notre candidat », s’emporte Laurent Fabius, autre postulant du PS pour la présidentielle.

Les intéressés rejettent évidemment toute accusation de manipulation. « C’est à travers une enquête effectuée fin 2005 pour «Le Figaro» et LCI que nous avons mesuré le niveau inattendu de popularité de Ségolène Royal. Nous avons permis à l’opinion d’émerger, nous ne l’avons pas créée », plaide Jérôme Sainte-Marie, directeur de BVA Opinion. Il n’empêche. Les sondeurs conservent une image pour le moins ambiguë, mi-alchimistes, mi-faiseurs de roi. L’intérêt qu’ils soulèvent est même renforcé par la récente « pipolisation » du secteur : l’Ifop a pour propriétaire et patronne Laurence Parisot, la présidente du Medef, tandis que CSA vient d’ouvrir les portes de son capital au médiatique Vincent Bolloré.

Une demi-douzaine d’instituts

Pourtant, cet univers et ses acteurs demeurent souvent mal connus. Plusieurs centaines d’instituts décortiquent les opinions et habitudes des Français. Mais une demi-douzaine seulement officient dans le domaine politique (voir ci-dessous). Ces spécialistes offrent des profils très différents : la Sofres est partie prenante de TNS, groupe mondialisé de 1 milliard et demi d’euros de chiffre d’affaires, tandis qu’Ipsos affiche une taille deux fois moindre et que BVA, Ifop ou CSA sont des PME cinquante fois plus petites. Point commun, cependant, à toutes ces sociétés : les enquêtes politiques ne représentent qu’une fraction marginale de leur activité - de 5 % à 10 % en moyenne -, loin derrière les analyses de marché et autres études de clientèle. Le nombre de sondages publiés est largement fonction de l’actualité. Limité à quelques dizaines par an en l’absence d’échéance électorale, il peut atteindre 200 durant les douze mois précédant une présidentielle ou des municipales. La France a la réputation d’être le pays le plus friand au monde de ce genre d’exercice. « Cette affirmation tient du mythe, car aucune statistique précise ne l’étaye. Mais il reste vrai que les Français comptent parmi les grands utilisateurs d’enquêtes », observe Patrick Le Hingue, professeur de science politique à l’université d’Amiens.

Sondages, enquêtes, estimations…

Pour satisfaire ce goût de l’introspection collective, les sondeurs disposent d’une palette d’instruments. Les études les plus parlantes pour le public sont les sondages quantitatifs, qui permettent de chiffrer intentions de vote ou cote de popularité des personnalités. Ils sont réalisés en face-à-face ou par téléphone, sur la base d’un questionnaire directif. Internet n’est pas utilisé, car ses abonnés demeurent insuffisamment représentatifs. Les baromètres, tels ceux élaborés par l’Ifop pour « Paris Match » et « Le Journal du dimanche », consistent pour leur part à poser à intervalles réguliers une question identique à un échantillon renouvelé à chaque fois. Ils diffèrent des analyses sur panel, qui sollicitent les mêmes personnes d’un questionnaire à l’autre et sont plutôt utilisées dans le domaine du marketing. Les sondages « sortie des urnes » sont, quant à eux, effectués le jour du scrutin, selon la méthode quantitative. A l’inverse des estimations diffusées à 20 heures qui, elles, se fondent sur les résultats avérés de bureaux de vote situés en province - fermés plus tôt qu’à Paris - et collectivement représentatifs des comportements nationaux.

Ces approches se doublent, depuis une vingtaine d’années, d’une démarche qui entend appréhender davantage le « pourquoi » que le « combien » : ce sont les études qualitatives, menées à partir d’entretiens lors desquels les interviewés expriment librement leur point de vue sur les thèmes qui leur sont soumis. « Ce type d’enquêtes fournit un logiciel de compréhension grâce auquel on identifie les phénomènes fondamentaux, alors que les sondages quantitatifs montrent seulement la façon dont le pays réagit par rapport à eux », explique Stéphane Rozès, le directeur de CSA Opinion.

Un outil plus technique que stratégique

Si les sondages politiques sont moins onéreux pour leurs commanditaires que les études de marché, leur prix est cependant tel que seuls la presse et les hauts dirigeants des partis peuvent en user régulièrement. Il varie en fonction du type d’enquête - les analyses qualitatives sont plus chères - et, pour les sondages quantitatifs, du nombre de questions et de la taille de l’échantillon. Il en coûte un millier d’euros pour un unique item inséré dans un « omnibus » constitué d’interrogations sur des sujets sans rapport entre eux. Mais 40.000 euros ou plus pour une étude complète. L’obligation pour le sondeur d’analyser un terrain inédit, dans le cas par exemple d’une élection locale, tendra à alourdir la note. Les enquêtes commanditées par les journaux sont par définition publiées, et en général facturées à un tarif adouci puisqu’elles concourent à la notoriété des instituts qui les ont effectuées. Quant aux sondages réalisés à la demande des partis - soit les trois quarts d’entre eux environ -, ils ont vocation à demeurer confidentiels.

Encore faut-il que la règle du jeu soit claire entre les instituts et leurs clients. « Nous sommes des prestataires de services, non des conseillers. Les données que nous fournissons sur la dynamique de l’opinion sont utilisées par les décideurs politiques à des fins techniques et non stratégiques. De toute façon, ils ne reprennent pas à leur compte plus de 15 % à 20 % des messages que nous leur transmettons », affirme Brice Teinturier, le directeur du département politique et opinion de TNS Sofres. « Nous leur disons : notre intuition est que… Puis ils font ce qu’ils veulent », confirme Stéphane Rozès, à CSA. Le principe est d’ailleurs, en France, que « tout le monde travaille pour tout le monde », à l’inverse des Etats-Unis où les grands partis ont leurs sondeurs attitrés. Ce qui n’empêche pas les affinités : Ipsos intervient beaucoup pour l’UMP, où Nicolas Sarkozy est gros consommateur d’études qualitatives, tandis que TNS Sofres a souvent été sollicité par le PS en 2002.

Les limites de la méthode

Les enquêtes d’opinion doivent, en tout état de cause, être interprétées avec précaution. « La règle d’or est de ne pas surestimer une vague. Il en faut au moins deux pour constituer une tendance », insiste Brice Teinturier. Qui plus est, les sondages, selon la formule consacrée, offrent une photographie à un moment donné, mais ne possèdent pas de valeur prédictive. Plus de 15 % des votants ne se déterminent que le jour du scrutin. Autre élément incitant à la prudence : la publication d’une étude agit en retour sur l’électorat. En 1995, les analyses laissant entrevoir une finale entre les deux candidats de droite, Jacques Chirac et Edouard Balladur, ont incité certains sympathisants de la gauche à venir voter en faveur de Lionel Jospin dès le premier tour. De même, si l’éventuelle présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de 2002 avait été anticipée, une mobilisation se serait sans nul doute produite le 21 avril dans les urnes pour contrecarrer cette perspective.

Les sondages comportent, en outre, des limites tenant à leur construction même. Les approches quantitatives, fondées sur la méthode des quotas, reconstituent, pour l’interroger, un échantillon représentatif (en termes d’âge, sexe, profession, lieu de résidence…) de l’ensemble des Français de plus de 18 ans. Mais il existe un décalage entre cette dernière population et celle des citoyens effectivement inscrits sur les listes électorales. En outre, les personnes les moins éduquées, les moins insérées et les plus âgées se montrent d’une façon générale très réticentes à répondre aux sondeurs. Ceux-ci peuvent donc être amenés à effectuer une pondération : si, par exemple, l’échantillon final comporte deux fois moins de personnes du troisième âge que ce qu’il aurait fallu pour refléter la réalité démographique, leurs réponses seront prises en compte deux fois.

Le casse-tête du vote Le Pen

Afin de minorer les aléas, les instituts cherchent en permanence à affiner leurs critères de sélection des interviewés. Mais la principale embûche vient en fait des sondés eux-mêmes : il s’agit de la distorsion entre leurs choix déclarés et leurs comportements effectifs, tant pour les intentions affichées que pour les scrutins passés. « Aujourd’hui, plus de 30 % des personnes interrogées affirment avoir voté Chirac au premier tour de 2002, 27 % Jospin et 7 % Le Pen, des scores très éloignés de la vérité », indique Frédéric Dabi, directeur du département opinion publique de l’Ifop. Ce sont les sympathisants du Front national, en particulier quand ils appartiennent aux catégories sociales favorisées, qui dissimulent le plus massivement leur véritable préférence, considérée comme peu avouable.

Seul recours des sondeurs face à ces écarts : « redresser » les réponses. Pour ce faire, ils calculent le différentiel entre les votes déclarés à l’élection précédente et le score que la formation a réellement obtenu, puis appliquent ce coefficient aux intentions affichées pour l’avenir. Le résultat issu de cette première correction est lui-même ajusté en fonction d’une batterie d’indicateurs politiques et psychologiques, tels le degré de certitude du vote, le choix de deuxième préférence, le pronostic personnel, le souhait de victoire. C’est dans la confection de ce filtre que se manifestent l’expérience et la « patte » de chaque sondeur. Sans que nul, pas plus que lors du fiasco collectif d’avril 2002 , puisse prétendre aujourd’hui détenir la méthode infaillible.

Un exercice sous contrôle

Conscient de l’impact des enquêtes d’opinion sur le débat public, en même temps que de la part de subjectivité qu’elles recèlent, le législateur a souhaité les soumettre au contrôle d’une instance ad hoc : la Commission des sondages. Créée en 1977, elle est composée de 9 magistrats représentant à parité le Conseil d’Etat, la Cour de cassation et la Cour des comptes, rejoints, en 2002, par deux personnalités indépendantes, actuellement la politologue Elisabeth Dupoirier et le juriste Christian Bidegaray. Cette commission, qui s’appuie également sur l’expertise de deux statisticiens, reçoit des instituts une notice détaillée sur la méthodologie et les résultats de chaque sondage politique publié. Après un examen a posteriori, elle a le pouvoir d’émettre des recommandations et d’imposer la publication de mises au point. « En moyenne, trois enquêtes par an entraînent une intervention de notre part, un chiffre qui tend à diminuer, car les moeurs sont devenues plus rigoureuses », indique son président, Jean-Michel Galabert. Principaux problèmes rencontrés : le risque d’une confusion entre les simples préférences et les intentions de vote, l’ordre des questions posées, qui peut téléguider les réponses, et les techniques de redressement, toujours empreintes d’une part d’arbitraire.

Mais, aujourd’hui, la difficulté la plus notable a trait à la taille des échantillons. La représentativité des sondages en découle directement. Les grandes investigations universitaires portent sur de vastes cohortes. « Pour chaque vague de l’étude d’opinion que nous réalisons actuellement avec l’Ifop, à la demande du ministère de l’Intérieur, 5.600 personnes sont interrogées », souligne Anne Jadot, au Centre d’étude de la vie politique française (Cevipof). Une base d’un millier d’interviewés, telle qu’utilisée pour la plupart des sondages préélectoraux, reste toutefois statistiquement admissible. En revanche, sa décomposition en sous-catégories ne comptant que quelques centaines, voire quelques dizaines d’individus, obère la crédibilité des résultats. La question s’est posée avec acuité à propos des enquêtes réalisées avant le scrutin interne au PS pour la désignation de son candidat à la présidentielle. Non seulement elles ont porté sur les sympathisants du parti, et pas sur ses adhérents, pourtant seuls appelés à voter, mais l’échantillon comptait dans certains cas moins de 250 personnes. Ce constat a amené la Commission des sondages à recommander, le mois dernier, aux commentateurs de « relativiser la pertinence et la signification » de ces études.

ce soir au local de la section de vitrolles

dans le cadre de la campagne des candidats à la candidature du parti socialiste, tous les adhérents sont convies ce soir au local a 18.00 heures pour débattre sereinement au local du PS

 

seront present pour représenter les candidats au niveau départemental

 

frederic vigouroux représentant laurent FABIUS

 

EUGEne caseli pour segollene royal

 

mario martinet pour dominique strauss khan

 

 

ce débat sera sous la houlette de notre secrétaire de la section michel renaudin

 

et les vitrollais mandatés pour représenter les 3 candidats.

 

CHRIStiane souchon pour laurent fabius

 

jean-claude danjean pour segolene royal

 

jean luc bringuier pour dominique strauss khan

 

 

nous évoquerons aussi les problèmes de santé  et évènements familiaux touchant les camarades.

 

 

le 16 novembre aura  lieu le 1er tour,  de 16 heures à 22 heures,  tous le adhérents doivent etre à jour des cotisations 2006, tous les camarades inscrits avant le 1er juin pourront voter,

 

les résultats seront donné par le bureau national vendredi vers 01.00 

meeting de marseille

je reviens d’un meeting à marseille , et  je sors encore plus stimulé,  !!!j’ai vu un candidat a la candidature sur de lui,  incarnant non une gauche sociale démocrate,  ou une gauche poujadiste et démagogue, ,  mais une gauche  clairement ancrée  à la gauche du parti,
non ,! ce n’est pas un dogme ou etre archaïque que  de défendre les plus faibles,  il y aura un 2eme tour c’est inévitable,
comme moi , croyez  en des valeurs de gauche  qui rassemble et non a une gauche blairiste, ou a une gauche dont n’ayons pas peur des mots,  bayrou pourrait siéger en tant que ministre,  ou pire une gauche qui divise.
je ne me vois pas dans cette gauche la!

laurent fabius sera le candidat naturel du parti socialiste,  car c’est le seul a appliquer le projet  du parti socialiste.

il nous faut repondre de  suite aux attentes des plus démunis,

- une augmentation du smig de 100€,

- augmentation des minimas sociaux, R.M.I.

- halte aux délits de faciès!!!!!,

- la jeunesse est le sel de la vie,  il ne faut pas faire de proces d’intention à un jeune sous prétexte qu’il n’est pas breton ou qu’il est de couleur,  il ne faut pas voir,  en tout  jeune,  un futur  délinquant, et ceux qui feront des bêtises, il suffira d’appliquer les lois de la république existantes avec force, sans en  inventer de nouvelles mesures.

-  ils nous faudra  agir  dans les heures qui suivront son élection, c’est pour cela qu’il nous faut un homme d’une carrure internationale

- il nous faut aussi une république parlementaire, ainsi qu’un président qui ne confonde pas les deniers de la république et sa bourse, le président a venir devra etre pénalement responsable,

laurant fabius aussi a assumé aussi a ma grande surprise,  les errements; ainsi que les erreurs dont la gauche  à malheureusement commise , laurent s’est bonifié, comme le bon vin, il vieillit bien.!!

il ne faut pas vivre sur ses acquis, il faut se remettre en question, le monde a changé , les idées aussi, se remettre en cause est nécessaire mais toujours en pensant aux exclus du partage, aux personnes qui travaillent et qui on du mal a joindre les 2 bouts, c’est primordial. c’est ce que propose fabius

ensemble, nous étions plus  de 1000 a marseille , malgré une fédération hostile a la venue de  laurent fabius et qui a tout fait pour que nous ne trouvions pas de salle

j’ai pu noter avec plaisir les ralliements des représentants de la convention de la 6eme république,  j’ai pu aussi voir la présence de razzye secrétaire nationale du mouvements des jeunes socialistes,  et d’autres secrétaires de section,   se raller a laurent  malgré la pression du secrétaire de la fédération eugene caselli et consorts.

courage, et pensez le bien qu’il nous faudra battre la droite en 2007 ,  car c’est bien elle et sarko qui est notre ennemie,   meme si nous pouvons avoir des différences a l’intérieur du parti,  les différences enrichissent et ne divisent pas,  si  elles sont appliquées avec intelligence.

le webmaster.

PS mille excuses pour les fautes d’orthographe ou  de syntaxe voir les deux.

LAURENT FABIUS est il ringard?

Est-ce si ringard de proposer, comme Fabius, un nouveau pacte social?

Vous avez dit moderne?

Par Henri Weber, député européen

LIBERATION.FR : lundi 13 novembre 2006

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Le procès en archaïsme, passéisme, ringardise est un grand classique du débat socialiste. Il permet de stigmatiser à bon compte les propositions de son interlocuteur, tout en s’octroyant à soi-même le label de la modernité.
Michel Rocard avait instruit un tel procès contre François Mitterrand, en 1978, Tony Blair contre Lionel Jospin en 1998. Aujourd’hui, Laurent Fabius succède à ces illustres prédécesseurs  au banc des accusés. Si l’on en croit les gazettes, Ségolène Royal incarnerait le socialisme de l’avenir, Dominique Strauss-Kahn le socialisme du présent, Laurent Fabius celui du passé.
Mais selon quels critères ?
Si le modernisme consiste à toujours plus déréguler, déréglementer, privatiser les services publics et la protection sociale, “flexibiliser” (en réalité, précariser), le marché du travail, élargir sans cesse l’Union européenne sans harmoniser ses lois sociales et sa fiscalité, alors oui, Laurent Fabius s’oppose à cette modernité-là. Car il s’agit d’une modernité libérale qui entraîne la régression sociale et démocratique de notre pays.
En réalité, on le sait bien, il y a plusieurs modernités possibles. Celle qu’a mise en œuvre Margaret Thatcher différait de celle qu’à entreprise François Mitterrand. La modernisation libérale que préconise Nicolas Sarkozy s’oppose en tous points à la modernisation socialiste que propose Laurent Fabius.
Face à un capitalisme mondialisé et dominé par la finance, ce qui est moderne, dans une optique socialiste, ce n’est pas de renforcer le pouvoir des marchés. C’est au contraire de reconstituer et d’accroître les capacités d’interventions économiques et sociales de la puissance publique -la main très visible des pouvoirs élus- aux niveaux local, national, européen, mondial.
Beaucoup peut et doit être fait au niveau des régions et il faudra leur restituer les moyens dont les gouvernements de droite les ont spoliés (en leur conférant dans le même temps des charges nouvelles…). Mais n’en déplaise à la présidente du Poitou-Charentes, le niveau régional rencontre vite ses limites.
La relance économique, nécessaire à la reconquête du plein emploi, passe par des politiques macro-économiques à l’échelon de la Nation et de l’Europe : Recherche et développement, pôle énergétique, grands travaux transcontinentaux et de communication, politique monétaire et tarifaire offensives, Traité social européen.
De même, face au décollage de la Chine et de l’Inde…,ce qui est moderne, ce n’est pas d’engager une course au moins disant social avec les pays émergents. Cette course-là est perdue d’avance : les coûts du travail et  de l’Etat protecteur resteront longtemps, dans ces pays, très inférieurs aux nôtres.
Ce qui est moderne, c’est de proposer un nouveau pacte social en vue d’un redéploiement de notre économie vers les industries de pointe et les services à haute valeur ajoutée d’une part; les services aux personnes, non délocalisables, de l’autre.
Exiger une forte augmentation du pouvoir d’achat des salariés, la sécurisation de leurs parcours professionnels, la préservation de leur protection sociale, le renforcement de leur pouvoir de négociation, n’a rien d’”archaïque”.
Ce sont les conditions du nouveau Pacte républicain dont la France et l’Europe ont besoin pour relever le défi de la mondialisation et de la nouvelle révolution industrielle. Car  si une meilleure spécialisation de notre économie dans la nouvelle division internationale du travail suppose la mobilisation de nos entrepreneurs, elle exige tout autant, sinon davantage, celle des salariés.
Pour les socialistes, la modernisation est indissociable du progrès démocratique et social. A ce titre le relâchement de la carte scolaire (avant sa suppression), l’encadrement militaire des primo-délinquants, la stigmatisation des 35 heures, la surveillance des élus par les “jury populaires”, ne sont pas des modernisations, mais des régressions.
Ne relèvent pas non plus d’une modernisation socialiste le financement des chaires d’Universités par l’industrie privée, le droit reconnu aux chefs d’établissement de recruter à leur guise le personnel enseignant, la prééminence de la négociation collective sur la loi, alors que les syndicats sont faibles dans le secteur privé. Pas très modernes non plus, les “nationalisations temporaires” des entreprises en faillite, que propose DSK puis leur revente par l’Etat, lorsque grâce à l’argent public, elles sont à nouveau prospère…La nationalisation des pertes et la privatisation des profits n’est pas une idée neuve, en Europe.
Le projet socialiste, que nous avons tous voté, diffère substantiellement des programmes sociaux-démocrates. Il ne préconise ni la privatisation des services publics, ni le partenariat public-privé, ni la flexibilité accrue du marché du travail, ni la révision à la baisse de notre protection sociale. Il ne fraie pas la voie à un gouvernement de “grande coalition” avec la droite, mais à un gouvernement  de rassemblement de la gauche.  
Soyons résolument modernes, le 16 novembre, mais restons socialistes !