meeting de marseille, naissance d’un tribun
laurent fabius dis qu’il serait paradoxal………..
laurent Fabius a déclaré dimanche à Paris qu’il serait “paradoxal” que les militants socialistes élisent jeudi un candidat à l’Elysée qui défende “des positions en contradiction totale avec le projet socialiste”, une allusion claire à Ségolène Royal.
A quatre jours du vote des adhérents, c’est une démonstration de l’unité faite autour de lui qu’a tenté d’apporter le candidat, dans un lieu emblématique de la gauche (La Bellevilloise, à Ménilmontant), où prirent la parole Jaurès, Blum, mais aussi Lénine et Trotski.
Debout autour de lui avaient pris place, outre quatre maires fabiusiens de Paris et son “équipière” Sophie Chikirou, des personnalités comme l’ex-ministre Marie-Noëlle Lienemann, Jacques Généreux (Nouveau parti socialiste, gauche du parti) et Michaël Moglia, venu du courant d’Arnaud Montebourg “Rénover, maintenant”.
Devant plusieurs centaines de militants parisiens qui l’ont ovationné, aux cris de “Laurent, président!”, M. Fabius en a appelé aux “fondamentaux de la gauche”. “Ce serait un extraordinaire paradoxe que les socialistes choisissent quelqu’un dont les positions qui sont en flèche sont en contradiction totale avec le projet socialiste”, a affirmé le candidat.
“Je ne veux pas choisir entre mes deux compétiteurs. Regardez sur quoi nos amis font l’essentiel de leur campagne: un jour l’encadrement militaire (…), un autre que le professeur s’occupe de l’enseignement tandis que quelqu’un d’autre s’occupe de la discipline (…)”, a déclaré M. Fabius à propos des positions de Mme Royal.
“Tel autre veut renforcer l’université en la dynamitant”, a-t-il dit, visant Dominique Strauss-Kahn.
L’ancien Premier ministre a demandé que, “si on ne donne pas une prime supplémentaire à celui qui soutient le projet socialiste, qu’au moins il ne reçoive pas un handicap!”.
Dans une allusion à la prise de position de Mme Royal pour les 35 heures hebdomadaire de présence effective des enseignants dans les collèges et lycées, le député de Seine-Maritime a souligné qu’il est “important de dire la même chose devant les militants et devant les Français”.
“Il faut assez peu connaître le métier d’enseignant pour penser que la charge de travail s’arrête au moment où vous avez quitté l’établissement”, a-t-il dit. “L’école est la priorité, alors, ne détruisons pas le système français”, a-t-il mis en garde.
Parlant des sondages faits auprès des sympathisants PS, M. Fabius a dénoncé “cette opération extraordinaire qui consiste (…) à sonder des personnes qui ne voteront pas pour expliquer à ceux qui voteront ce qu’ils doivent faire”.